
La sortie de Call of Duty : Black Ops Declassified signe l'arrivée d'un FPS blockbuster sur la petite dernière de chez Sony, la Vita. Si il paraissait très proche de Call of Duty : Black Ops sur les images qui avaient été publiées, qu'en est-il finalement ? A l'occasion du Paris Games Week 2012, nous avons pu essayer la version portable de la série de FPS que l'on ne présente plus.
Premier point : qu'a Call of Duty : Black Ops Declassified de son grand frère ? Et bien, en réalité, pas grand-chose. Dès les première secondes, on se rend compte d'un gros souci du jeu : l'ergonomie générale. Si les contrôles aux joysticks restent tout à fait classiques, quoiqu'un peu imprécis de temps à autre, le reste des actions ne s'effectue pas du tout naturellement. Il faut par exemple appuyer sur la droite de votre écran pour lancer les grenades, ce qui vous oblige à lâcher le stick droit, et par conséquent vous empêche de viser pendant ce temps. C'est la même chose pour les killstreaks, qui s'activent en touchant le côté gauche de l'écran. C'est dommage, d'autant que ces actions auraient très bien pu être effectuées à l'aide du pavé tactile à l'arrière de la console, pavé tactile qui n'est tout simplement pas utilisé sur le jeu. On est donc face à un gameplay très rigide et imprécis, et à une maniabilité qui aurait vraiment mérité d'être améliorée pour rendre le jeu agréable à jouer.

Au niveau du contenu, le titre est vraiment pauvre. On ne pouvait dénombrer que quatre maps, et un nombre d'armes limité. Espérons que le jeu final soit un peu plus complet, car dans l'état actuel, on a vraiment l'impression de jouer à une démo. Il faut aussi souligner que les maps sont les mêmes que celles de Black Ops premier du nom, à la seule différence qu'elles ont été amputées de presque la moitié de leur taille originelle pour certaines. Le level design n'est vraiment pas bon, avec des cartes très plates, sur un seul niveau pour la plupart. Il est aussi important de souligner que le jeu n'est pas du tout au niveau d'un jeu Vita, comme Uncharted : Golden Abyss ou Assassin's Creed III : Liberation par exemple. Le jeu souffre d'un aliasing épouvantable et de textures très grossières. Quant à la modélisation, elle semble vraiment médiocre en général. On sent donc bien que le jeu n'a pas du tout été travaillé, du moins pas la version que nous avons essayée (qui était la version finale selon le staff du stand). Il s'agit là d'un portage qui semble vraiment bâclé. C'est très dommage, car la venue de la série sur la Vita aurait pu faire adhérer de nouveaux joueurs, et la console avait le potentiel nécessaire pour faire de ce Call of Duty : Black Ops Declassified un bon, voire très bon jeu.


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